© Charles Dauguet
Poliovirus. Entérovirus de la famille des Picornaviridae, trois sérotypes connus. Agent de la poliomyélite, l'homme est le seul hôte naturel.
Laboratoire

Biologie des virus entériques

Responsable

Francis Delpeyroux

Présentation

 « La plasticité génétique des virus à génome ARN, due à une fréquence élevée de mutations et à des recombinaisons génétiques, entraine l’émergence de souches virales épidémiques nouvelles. Nous étudions d’un point de vu fondamental et de santé publique ces aspects génétique et biologique des virus à ARN en nous focalisant sur le groupe des Enterovirus. »

Les entérovirus humains appartiennent à la famille des Picornaviridae, l’un des plus importants groupes de pathogènes. Bien que principalement à tropisme intestinal asymptomatique, les entérovirus sont aussi la cause d’atteintes aiguës du système nerveux central. Ces atteintes potentiellement sévères se manifestent sous la forme de méningites, d’encéphalites, ou encore de paralysies flasques principalement dues aux poliovirus (poliomyélite) et à des entérovirus émergent tel que l’entérovirus A71 (EV-A71).

En 1988, l’OMS a lancé un programme d’éradication de la poliomyélite, basé sur des campagnes de vaccination massives, qui a permis de réduire de plus de 99% l’incidence de la poliomyélite due aux souches de poliovirus sauvages. Cependant, à cause d’une faible couverture vaccinale dans certaines régions, la maladie n’a pas été complètement éradiquée. Cette couverture vaccinale imparfaite est aussi responsable de la circulation et de l’émergence de souches pathogènes de poliovirus dérivées du vaccin (PVDV). Ces PVDV circulants (PVDVc) ont récemment causé des épidémies iatrogènes de poliomyélite paralytique dans de nombreuses régions du monde, dont Madagascar et doivent faire l’objet d’une surveillance particulière stricte. La plupart de ces PVDVc sont des recombinants entre le poliovirus et d’autres entérovirus non polio, en particulier des coxsackievirus A (CVA).

Parallèlement à l’éradication en cours des poliovirus sauvages, d’autres entérovirus hautement neurotropiques tel l’EV-A71 émergent. l’EV-A71 est principalement associé à de large épidémie en Asie-Pacifique de syndromes pied main bouche (infection cutanée bégnine) pouvant dans de nombreux cas s’aggraver par des atteintes cérébrales sévères potentiellement fatales, pour lesquelles il n’existe ni vaccins et ni traitements.

Le projet de recherche de notre unité consiste à mieux comprendre les mécanismes de plasticité génétique associés aux transferts génétiques entre entérovius et l’impact de ces échanges génétiques sur la biodiversité, l’émergence et la pathogénicité de ces virus.

 

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